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Jeudi (24/07/08)
La 4e planète naine du système solaire
--> Chronique n° 316 (actualité)

Le club des planètes naines du système solaire (et par la même occasion des plutoïdes) s’agrandit !

 

Le 19 juillet 2008, l’Union Astronomique Internationale a donné un nom définitif au corps céleste 2005 FY9 qui s’appelle désormais Makemake (le terme est un emprunt à la mythologie polynésienne et plus précisément à celle de l’île de Pâques [dans le Pacifique sud] : il s’agit du créateur de l’humanité et du dieu de la fertilité).

 

Située au-delà de l’orbite de la planète Neptune (la planète la plus éloignée du Soleil) et dans la ceinture de Kuiper, Makemake a été découverte en 2005, comme le laissait deviner son appellation provisoire. La découverte est à mettre à l’actif d’une équipe dirigée par Mike Brown, de l’Institut de technologie de Californie (Caltech).

 

A ce jour, les planètes naines de notre système sont au nombre de 4 : Pluton, Eris, Cérès et donc Makemake. Les plutoïdes sont 3 : Pluton, Eris et Makemake.

 

De couleur rouge et la surface possiblement recouverte d’une couche de méthane gelé, Makemake a un diamètre qui équivaut probablement à environ les deux tiers de celui de l’ex 9e planète, à savoir Pluton.

 

[D’après : Reuters, International Astronomical Union]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 01:21 dans la rubrique "Actu".
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Vendredi (13/06/08)
Pluton et les plutoïdes
--> Chronique n° 314 (actualité)

Il y a près de 2 ans, fin août 2006, Pluton perdait son statut de planète, devenant une « planète naine »… Ainsi en avait décidé l’Union Astronomique Internationale. Il y avait donc dorénavant 8 planètes et 3 planètes naines (l’ex 9e planète Pluton, l’ex « 10e planète » Eris et l’ex gros astéroïde Cérès qui est situé entre Mars et Jupiter).

 

La planète naine Pluton était en outre désormais considérée comme la référence d’une nouvelle sous catégorie d’objets célestes regroupant « les planètes naines situées au-delà de Neptune » (la planète la plus éloignée du Soleil), c’est-à-dire, à ce jour : Pluton et Eris.

 

L’Union Astronomique Internationale vient maintenant de donner un nom officiel à cette nouvelle famille : plutoïdes. Elle précise que les satellites des plutoïdes ne sont pas des plutoïdes…

 

[D’après : AFP, The Associated Press, site de l’International Astronomical Union]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 02:58 dans la rubrique "Actu".
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Mercredi (07/05/08)
La science a besoin de vous !
--> Chronique n° 312 (actualité)

Il vous arrive de voir des espèces animales et végétales (même les plus banales) que vous avez identifiées avec certitude ? Vous êtes témoin de phénomènes météo susceptibles d’avoir des conséquences néfastes sur les êtres vivants ou les biens matériels (orages, chutes de neige, vents forts, etc.) ? Votre plage préférée est polluée ?...

 

Alors partagez ces données avec des scientifiques amateurs ou professionnels. Des réseaux d’observateurs à l’échelle nationale existent déjà.

 

Voici un petit tour d’horizon de ce qui se fait en France métropolitaine, via un certain nombre de sites Internet. Il ne s’agit nullement d’un inventaire exhaustif mais l’on peut toutefois remarquer qu’il y a déjà de quoi contribuer à l’aventure scientifique ! On notera qu’il existe aussi des réseaux locaux d’observateurs, par exemple à l’échelle d’une région.

 

* PHENOMENES METEO : les site Internet « Infoclimat » et « MétéoAlerte France », en collaboration, proposent aux internautes témoins de phénomènes météorologiques « qui peuvent être dangereux », de poster (= publier sur Internet) leurs « observations MétéoAlerte ». Le premier site propose aussi de poster des « observations temps calme ». Précisons qu’il faut créer ou posséder un compte « Infoclimat » pour pouvoir faire parvenir ses observations météo « _MétéoAlerte » ou « temps calme » [http://www.infoclimat.fr/cartes/meteoalerte.php?d=&s= ; http://meteoalerte.com/france/].

 

* PHENOMENES METEO : Météo France propose un site consacré aux « Veilleurs du temps ». Si vous avez observé un ou des phénomènes météo « remarquables », ce site sera fait pour vous. Le futur est utilisé car le « grand public » ne peut pas encore signaler des observations. Cela devrait être possible bientôt [http://www.veilleurs-du-temps.fr].

 

* OBSERVATIONS FAUNE & FLORE : « Vigie-Nature » est une initiative du Muséum National d’Histoire Naturelle. Il s’agit d’un dispositif « de suivi de l’état de santé de la nature ordinaire ». Sont concernés les oiseaux (« Suivi Temporel des Oiseaux Communs » –STOC), les chauves-souris (« Suivi Chauves-souris »), les papillons (« Suivi Temporel des Rhopalocères de France » –STERF- et « Observatoire des Papillons des Jardins » –OPJ) et, bientôt, les plantes (« Vigie-Plantes ») et les amphibiens (« Suivi des Amphibiens »). Les naturalistes sont conviés à participer à Vigie-Nature, le « grand public » ayant accès à l’Observatoire des Papillons des Jardins (OPJ) [http://www2.mnhn.fr/vigie-nature/].

 

* OBSERVATIONS PHENOLOGIQUES : la phénologie, c’est l’étude des variations des phénomènes périodiques naturels (faune et flore) en fonction des saisons et du climat (et donc de son réchauffement). Une observation phénologique typique consiste à noter la date de floraison de telle ou telle espèce de plante ou la date d’apparition de telle ou telle espèce d’oiseau ou d’insecte. Mais on peut aussi noter la date où surviennent de nombreux autres événements saisonniers comme la ponte des amphibiens ou l’apparition de têtards ou encore le jaunissement des feuilles des arbres de telle ou telle essence (= espèce). L’ « Observatoire des Saisons » permet à la France de commencer à rattraper son grand retard dans le domaine de la phénologie. Son site Internet propose, via une inscription, d’envoyer vos observations phénologiques dans la base de données de l’Observatoire. Attention, seules certaines espèces de plantes, d’arbres, d’oiseaux et d’insectes sont concernées. Ainsi, pour ce qui est des insectes, seuls le citron (un papillon) et la coccinelle à sept points sont pris en compte. Par ailleurs, les observations doivent suivre un protocole plus ou moins précis, selon les espèces observées [http://www.obs-saisons.fr].

 

* OBSERVATIONS INSECTES : l’OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement) possède 3 groupes d’observateurs que vous pouvez rejoindre si vous vous intéressez aux insectes pollinisateurs (groupe « OPIE-Apoïdes ») et/ou aux insectes aquatiques (groupe « OPIE-Benthos ») et/ou aux papillons migrateurs (groupe « OPIE-Insectes migrateurs ») [http://www.insectes.org et cliquer sur « L’Association » et, dans le menu déroulant, sur « Groupes de travail »].

 

* ETAT DES PLAGES : l’association Surfrider Foundation Europe, créé par des surfers au début des années 1990, propose, depuis 1997, le réseau des « Gardiens de la côte ». Il s’agit d’informer de l’état de la plage que l’on fréquente et ce, en ce qui concerne la pollution [http://www.surfrider.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=50].

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:30 dans la rubrique "Actu".
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Dimanche (20/04/08)
La dette des pays riches envers les nations pauvres…
--> Chronique n° 310 (actualité)

On parle depuis longtemps de la dette des pays du Sud envers ceux du Nord et de son éventuelle annulation ou diminution. Mais on peut aussi considérer les choses sous un autre angle…

 

En effet, la dette des nations pauvres vis-à-vis des pays riches est inférieure aux dépenses des pays pauvres liées aux dommages environnementaux infligés par les nations riches. C’est la conclusion d’une étude analysant les données liées aux activités humaines et aux dommages écologiques pendant la période 1961-2000.

 

Le changement climatique, la diminution de « l’épaisseur » de la « couche » d’ozone stratosphérique, la déforestation et la surpêche ont coûté jusqu’à 47 000 milliards de dollars (47 000 000 000 000) en valeurs actuelles !

 

L’étude est parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Science [PNAS] (of the United States of America).

 

[D’après :

- New Scientist, p. 7, 26 janvier 2008 ;

- PNAS, 5 février 2008 (résumé de l’étude online, 22 janvier 2008)]
Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:49 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (08/04/08)
Des écureuils qui font semblant…
--> Chronique n° 309 (actualité)

Quand il se sent surveillé, l’écureuil gris (Sciurus carolinensis), pour protéger ses réserves de nourriture des voleurs potentiels, fait semblant d’en cacher en certains endroits.

 

Cette espèce creuse un trou pour chaque aliment possédé mais jusqu’à 20% des trous ne renferment rien, l’écureuil ayant voulu induire en erreur l’animal (ou l’homme) qui l’observe ! Dans ces cas-là, le rongeur non seulement creuse un trou normal mais ensuite fait semblant d’y jeter quelque chose ! Et, comble de la supercherie, il va jusqu’à recouvrir le trou de terre et de feuilles…

 

Observés par un groupe d’étudiants mis en place par un chercheur, les écureuils étudiés ont augmenté le nombre de fausses caches à partir du moment où les observateurs, ne se contentant plus de regarder, se sont rués sur les trous. Cela suggère la compréhension, par les écureuils, de l’intention de voler…

 

Pour autant, selon une scientifique d’une université britannique et n’ayant pas participé à l’étude, il est encore trop tôt pour se prononcer car les écureuils ont pu tout aussi bien apprendre par tâtonnements l’intérêt de certains comportements…

 

L’étude, émanant de chercheurs de différentes universités américaines, est parue dans la revue Animal Behaviour de février 2008.

 

Précisons que l’écureuil gris abonde dans l’est de l’Amérique du Nord. Pour cause d’introductions, il est également présent notamment en Grande-Bretagne et en Italie. Dans ces pays, il s’agit d’une espèce invasive qui tend à éradiquer l’écureuil roux. En France, pour l’instant, seul l’écureuil roux est présent. Notons enfin que l’écureuil gris s’en prend aussi aux arbres en les écorçant.

 

[D’après : New Scientist, p. 16, 19 janvier 2008 ; Animal Behaviour, février 2008 (résumé de l’étude online, 26 décembre 2007) ; Wikipedia : écureuil gris]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:38 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (01/04/08)
Une lune qui possède des anneaux ?…
--> Chronique n° 308 (actualité)

Jusqu’à présent, les planètes sont les seuls corps célestes à posséder des anneaux. Mais cet état de fait n’est peut-être plus valable compte tenu de la possible existence d’anneaux autour d’une lune de Saturne : Rhéa.

 

C’est la sonde spatiale Cassini qui a permis cette surprenante hypothèse. Les anneaux supposés (et donc invisibles à ce jour) seraient constitués de débris allant du grain jusqu’au bloc de roche de plusieurs dizaines de centimètres. Et si la présence d’anneaux n’est pas confirmée ultérieurement, il devrait y avoir au moins un disque constitué de débris.

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les anneaux composés d’éléments aussi massifs sont plus difficiles à repérer que ceux constitués de fines poussières…

 

La formation de ces possibles anneaux autour de Rhéa est un mystère. Les anneaux autour des planètes nécessitent l’existence d’une lune. Dans le cas de la lune Rhéa, aucun satellite naturel gravitant autour n’a été détecté…

 

L’étude est parue dans l’hebdomadaire américain Science.

 

[D’après : New Scientist, p. 18, 15 mars 2008 ; Science, 7 mars 2008 (résumé online de l’étude). Cette chronique n’est bien sûr pas un poisson d’avril !]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:45 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (25/03/08)
Les secrets partiellement dévoilés du vol migratoire du monarque
--> Chronique n° 307 (actualité)

Le monarque (Danaus plexippus) est un papillon migrateur qui, en Amérique du Nord, passe l’été dans l’est des USA puis migre à l’automne jusqu’au centre du Mexique, à des milliers de kilomètres, pour y passer l’hiver.

 

Cette migration est programmée génétiquement car les individus qui vont dans le sud à l’automne n’appartiennent pas à la même génération que ceux qui, au printemps, se dirigeaient vers le nord…

 

Durant leur périple migratoire, les monarques utilisent une « boussole » interne basée sur le soleil et tenant compte du moment de la journée pour intégrer le mouvement de l’astre dans le ciel…

 

La « boussole » et « l’horloge » ne sont pas situées au même endroit dans le cerveau de l’insecte mais des chercheurs d’une université américaine ont découvert dans les 2 zones concernées une protéine dont la concentration évolue selon un cycle de 24 heures. Cette protéine jouerait le rôle de lien entre la boussole et l’horloge…

 

Ainsi donc, ce lien aide la boussole du papillon à compenser la position changeante du soleil dans le ciel. Par voie de conséquence, l’insecte conserve un vol toujours orienté dans la même direction.

 

Un important mystère demeure : comment, à l’automne, ces individus « retrouvent-ils » leur lieu d’hivernation qui n’a été vu que par leurs grands-parents ou arrière-grands-parents ?...

 

L’étude est parue dans la revue Public Library of Science Biology.

 

[d’après : New Scientist, 12 janvier 2008 ; Public Library of Science Biology (PLoS Biology), 8 janvier 2008 (online)]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:34 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (11/03/08)
Les premiers papillons de l’année
--> Chronique n° 305 (actualité)

Les tous premiers papillons de l’année que l’on aperçoit (généralement en février ou mars) sont nés l’année précédente et ont hiverné (hiberné) à l’état adulte.

 

Il peut certes arriver d’en voir plus tôt, idéalement à l’occasion d’une journée ensoleillée et douce, mais dans ce cas, ces papillons sont encore en train d’hiverner et après ce vol hivernal, les individus de certaines espèces auront beaucoup de mal à entrer de nouveau en hivernation (hibernation), ce qui est pourtant vital…

 

Notons aussi qu’il est possible, essentiellement en novembre voire décembre, d’observer des papillons nés en cours d’année et toujours actifs grâce à des conditions météo clémentes. Il peut s’agir d’individus qui, bien qu’appartenant à des d’espèces migratrices, choisissent de rester sur place.

 

Mais revenons aux papillons qui sortent d’hivernation à la fin de l’hiver. Ils ont donc passé l’hiver à l’état imaginal (= adulte), c’est-à-dire ni sous forme d’œuf, ni sous forme de chenille ou de chrysalide (= état nymphal, dernière étape avant d’être adulte, la chenille s’entourant –chez certaines espèces- d’un cocon de soie).

 

Dans quels endroits ces papillons hivernent-ils ? Eh bien, dans un arbre creux et autres cavités sombres, sur le revers d’une feuille de lierre (dans le cas de l’espèce appelée Citron), etc. ou tout simplement à l’abri dans les greniers…

 

A vrai dire, en France métropolitaine, les espèces de papillons qui hivernent à l’état adulte ne sont pas nombreuses. Outre le Citron (nom scientifique : Gonepteryx rhamni), à la couleur jaune caractéristique (du moins chez les mâles, la femelle étant vert pâle à blanc verdâtre), citons la Petite tortue (Aglais urticae), la Grande tortue (Nymphalis polychloros), le Paon du jour (Inachis io), le Robert-le-diable (Polygonia c-album) et le Vulcain (Vanessa atalanta).

 

Voilà les papillons que vous croiserez peut-être (notamment) ces prochaines semaines… A ces espèces, il faut toutefois en ajouter progressivement quelques autres dont les individus deviennent adultes à la fin de l’hiver/début du printemps et cela d’autant plus qu’il faut compter avec le réchauffement du climat…

 

[d’après, notamment :

- Les papillons d’Europe (Rhopalocères et hétérocères diurnes), Michael Chinery et Michel Cuisin, Nouvelle génération des guides DN, Delachaux et Niestlé, Lausanne - Paris, 1994 ;

- Papillons et chenilles, Thomas Ruckstuhl, Nathan Nature (guide naturaliste), Editions Nathan, Paris, 1997 ;

- Quel est donc ce papillon ?, Guides Nature, Heiko Bellmann, Nathan, Paris, 2006 ;

- Insectes de France et d’Europe occidentale, Michael Chinery, Flammarion, Paris, 2005]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:59 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (04/03/08)
Petits astéroïdes, grandes frayeurs ?…
--> Chronique n° 304 (actualité)

Les « objets géocroiseurs » sont des astéroïdes et des comètes dont l’orbite (= trajectoire) leur permet d’atteindre, à un moment ou à un autre, le voisinage de la Terre. Ils sont donc susceptibles d’entrer en collision avec notre planète.

 

Auparavant, seuls les objets d’un diamètre d’au moins 1 kilomètre devaient faire l’objet d’un recensement par la NASA américaine. Depuis 2 ans, le seuil a été abaissé à 140 mètres…

 

Pourtant, des petits astéroïdes qui explosent avant d’atteindre le sol pourraient être plus dangereux que nous ne le pensions. Si l’on considère les objets de seulement quelques dizaines de mètres, beaucoup se désintègrent dans l’atmosphère terrestre.

 

On pense que c’est une explosion aérienne générée par un petit astéroïde (ou une petite comète) qui est à l’origine de ce qui s’est passé en Sibérie en 1908, à Tunguska, où 2 000 kilomètres carrés de forêts ont été soufflés.

 

Une récente simulation informatique –la plus détaillée à ce jour- laisse à penser que le diamètre de l’objet impliqué ne serait que de 30 mètres (contre une cinquantaine ou une soixantaine de mètres envisagés auparavant). Une onde de chaleur et une onde de choc atteignant la surface de la Terre seraient les principaux responsables des dégâts associés à cette explosion.

 

Un cas beaucoup plus récent pose d’autres questions. Le 15 septembre 2007, un impact au sol (de 2 mètres de profondeur et 13 mètres de large) se produisit au Pérou (Amérique du Sud) et il y a tout lieu de penser qu’il émane d’une météorite dont le diamètre se situe entre 0,5 et 2 mètres. Selon les modèles d’impact conventionnels, ce tout petit objet appartenant à un type fragile de météorites n’aurait pas dû résister à son passage dans l’atmosphère terrestre mais se fragmenter et générer une pluie de fragments de météorites incapables d’occasionner un cratère, encore moins de cette grandeur…

 

Finalement, dans un cas comme dans l’autre, il nous faut remettre en cause nos certitudes concernant l’idée que les objets géocroiseurs de moins de 50 mètres sont inoffensifs…

 

[d’après : New Scientist, 22/29 décembre 2007 et 2 février 2008 ; site Internet de la NASA]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 22:22 dans la rubrique "Actu".
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Mardi (26/02/08)
Vers un océan de méduses ?
--> Chronique n° 303 (actualité)

Les méduses, qui forment parfois des bancs gigantesques et sont poussées par les vents et courants, gagnent dangereusement du terrain au détriment des poissons, coquillages et crustacés qui nourrissent les hommes présents et à venir. C’est la conséquence de plusieurs facteurs liés aux activités humaines.

 

Premièrement, le réchauffement du climat induit des eaux plus chaudes et, par exemple dans le cas de la méduse pélagique (ou pélagie ou « piqueur-mauve » [Pelagia noctiluca], une espèce que l’on trouve notamment en Méditerranée), cela augmente son taux de survie à l’hiver et élargit son territoire.

 

Deuxièmement, l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO²) entraîne une acidification des mers et océans qui est préjudiciable aux coquilles des mollusques (coquillages) et aux carapaces des crustacés. Or les mollusques et les crustacés sont des concurrents des méduses.

 

Troisièmement, la surpêche (qui ne permet pas aux stocks de poissons de se reconstituer totalement) soustrait des vertébrés prédateurs (= consommateurs) de méduses or les espèces prédatrices de méduses ne sont déjà pas si nombreuses que ça (citons l’espadon, le thon rouge ou encore la tortue caouanne, proche de l’extinction…). Cette même pêche excessive inclut aussi des petits poissons qui se nourrissent de plancton et constituent les concurrents les plus directs des méduses. Leur déclin profite le plus à celles-ci…

 

Parmi les espèces de méduses, on peut aussi mentionner la méduse géante nomade Rhopilema nomadica qui est parvenue en Méditerranée via le canal de Suez. Elle est classée comme espèce invasive en Europe.

 

Des mers et océans qui voient les stocks de poissons baisser au profit des populations de méduses (qui ne sont pas comestibles), voilà une mauvaise nouvelle alors même que l’augmentation de la population mondiale implique un besoin toujours plus accru en poissons, crustacés et coquillages.

 

De fait, les élevages piscicoles (pisciculture = production et élevage de poissons) et aquacoles (aquaculture = élevage d’espèces aquatiques) devront compenser le manque. Malheureusement, les « fermes » piscicoles en mer sont victimes des méduses… Et, ironie de l’histoire, les petits poissons consommateurs de plancton sont surpêchés en grande partie pour fabriquer de la farine de poisson, la nourriture principale utilisée dans les fermes d’élevage…

 

La prolifération des méduses –symptôme d’un déséquilibre écologique global- se produit tout au long de l’année et n’a pas fini de faire parler d’elle et pas seulement chez les touristes…

 

[d’après New Scientist, 1er décembre 2007 ; The Independent, 16 février 2008, NewScientist.com, 6 février 2008 ; The Guardian, 9 février 2008]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 23:01 dans la rubrique "Actu".
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