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Mardi (18/03/08)
Le mystère des « grêlons » gigantesques…
--> Chronique n° 306 (astronomie & planète Terre)

Les grêlons « normaux » ne dépassent guère la taille d’une balle de base-ball…

 

Pourtant, en Floride (sud-est des USA), en janvier 2007, un morceau de glace blanche de 13 kg et de la taille d’un ballon de basket a atterri sur une voiture et il n’apparaît pas avoir pu tomber d’un avion

 

En avril 2006, deux phénomènes semblables se produisirent en Californie en l’espace d’une semaine. Le second impact impliquait un bloc de glace de la taille d’un four micro-onde ! Et le ciel était sans nuage

 

En janvier 2000, un morceau de glace de la taille d’un ballon de foot tombe en Espagne, suivi d’autres chutes dans la semaine qui suivit.

 

Un scientifique (du Centre pour l’Astrobiologie, à Madrid) qui étudia, avec son équipe, ces impacts espagnols (les baptisant « mégacryométéores ») affirma qu’il ne s’agissait pas de fragments de comète, que la glace était non contaminée et constituée d’eau de pluie…

 

D’ailleurs, presque tous ces blocs de glace ressemblaient à des grêlons géants, extérieurement et intérieurement (formation en couches successives, bulles d’air, etc.).

 

Dans le Journal of Atmospheric Chemistry, les chercheurs de Madrid avançaient l’idée que ces gigantesques « grêlons » avaient dû se former à partir de la vapeur d’eau de l’atmosphère lors de conditions inhabituelles.

 

Pourtant, de nombreux météorologistes étaient sceptiques pour la simple et bonne raison que, sur les plus de 50 mégacryométéores catalogués, de nombreux surgirent d’un ciel… parfaitement bleu ! Des « grêlons » gigantesques non liés à des orages, voilà évidemment qui peut laisser rêveur…

 

Certains scientifiques penchent pour l’hypothèse de blocs de glace provenant d’avions. Mais de telles masses de glace peuvent-elles émaner d’avions ?... D’autant qu’au Brésil et en Espagne, on a retrouvé des blocs de glace de plusieurs centaines de kilos ! Et puis des impacts se seraient produits avant l’ère de l’aviation…

 

En définitive, le mystère reste entier et les impacts se sont multipliés ces dernières décennies, ce qui fait dire au chercheur de Madrid que le réchauffement global du climat terrestre pourrait favoriser la formation de tels phénomènes… La plupart des impacts se sont produits en hiver ou au début du printemps.

 

[d’après New Scientist, 22/29 décembre 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 22:59 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (13/11/07)
Tremblements de lune
--> Chronique n° 288 (astronomie & planète Terre)

L’homme va sans doute retourner sur la Lune… et ce, durablement. Il faudra pourtant composer avec un phénomène bien connu sur Terre…

 

Entre 1969 et 1972, 4 missions Apollo permirent d’établir un réseau de sismographes sur la Lune. Il fut actif jusqu’en 1977, époque à laquelle il fut réduit au silence pour faire des économies…

 

Pour autant, l’analyse des mesures continua bien après et permit d’avoir une idée assez précise des différents types de tremblements de lune, l’équivalent lunaire des tremblements de terre…

 

Certains, mensuels, ont leur origine à plus de 700 kilomètres de profondeur et sont liés aux forces de marée générées par la présence de la Terre.

 

Le réseau captait aussi les impacts de météorites ainsi que des séismes déclenchés par les conséquences de la chaleur du Soleil sur la croûte lunaire.

 

Beaucoup plus inquiétant, les sismomètres sur la Lune ont enregistré environ 28 tremblements de lune majeurs ayant leur origine à seulement 20 ou 30 kilomètres de la surface.

 

7 de ces séismes ont dépassé 5 sur l’échelle de Richter. Sur Terre, ils auraient déplacé les gros meubles et lézardé les murs… De plus, la structure du sous-sol lunaire a fait que ces vibrations ont duré plus de 10 minutes alors que sur Terre, habituellement, elles s’estomperaient en moins d’une minute…

 

La cause de ces séismes majeurs demeure inconnue, ce qui pose un problème pour une éventuelle base lunaire habitée… Pour davantage faire face à ces tremblements de lune, un nouveau réseau composé de 3 à 6 sismographes est actuellement à l’étude. S’il est retenu, il pourrait être mis en place à partir de 2014 environ jusque vers 2020 à 2024

 

[d’après New Scientist, 11 août 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:01 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (18/09/07)
La mer qui disparaît…
--> Chronique n° 280 (astronomie & planète Terre)

A l’Est de la mer Caspienne se situe la mer d’Aral, située au Kazakhstan (pour sa partie Nord) et en Ouzbékistan (pour sa partie Sud).

 

Il y a 40 ans, c’était le 4e plus grand lac du monde avec 68 000 kilomètres carrés… Il était alors principalement alimenté par la rivière Amou-Daria qui transportait plus d’eau que le Nil !

 

Maintenant, la superficie de la mer d’Aral n’est plus que de 18 000 kilomètres carrés, les 50 000 kilomètres carrés manquants s’étant transformés en désert

 

La raison est qu’une très grande partie de l’eau de la rivière était utilisée pour la culture du coton du temps de l’Union soviétique et que cela perdure depuis la chute du régime…

 

Ce nouveau désert, à peu près inexploré et qui ne cesse de grandir, constitue la dernière étendue non cartographiée de la planète…

 

[d’après l’hebdomadaire britannique New Scientist 2608, pp. 36-37, 16 juin 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:03 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (04/09/07)
Yungay, un désert sans vie ?
--> Chronique n° 278 (astronomie & planète Terre)

Il existe au cœur du désert d’Atacama (désert d’altitude situé en bordure du Pacifique, dans le Nord du Chili [en Amérique du Sud]), une zone nommée Yungay.

 

C’est un des endroits les plus arides du plus aride des déserts de la Terre et il semblerait bien que ce soit la seule zone (non glacée) au monde où il n’y ait aucune vie en surface…

 

Le manque de nourriture ou d’eau pourrait expliquer cet état de fait… Il faut dire que le brouillard n’atteint pas Yungay…

 

Les toutes premières années d’étude de cette partie du célèbre désert chilien laissaient à penser que tout le secteur était stérile… Il s’est finalement avéré que non l’année dernière : il existe des traces de vie microbienne… dans le sol en certains endroits…

 

[d’après l’hebdomadaire britannique New Scientist 2608, p. 41, 16 juin 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:01 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (21/08/07)
Des îles provisoires…
--> Chronique n° 276 (astronomie & planète Terre)

Une éruption volcanique sous-marine peut avoir comme conséquence la création d’une île

 

Prenez les îles Tonga, un archipel dans le Pacifique Sud… En août 2006, une petite île est apparue suite à une éruption sous-marine. A la mi-octobre, les éruptions volcaniques avaient cessé et l’île commença à disparaître sous l’action des vagues. Cela arrive fréquemment : les roches n’ont pas eu le temps de se consolider. Début décembre, l’île avait diminué de plus de la moitié. Selon un volcanologue de l’Université d’Oxford, l’île devrait maintenant avoir disparu, simplement trahie par une coloration différente de l’eau…

 

En Méditerranée, le volcan sous-marin Empedocles, à 40 kilomètres au large de la côte Sud de la Sicile et culminant à moins de 10 mètres sous l’eau, fit des siennes en 2002 mais à ce jour, aucune île n’est encore apparue.

 

Sa dernière éruption, en juillet 1831, produisit une île de 4 kilomètres carrés. Les Italiens l’appelèrent Ferdinandea, les Français, l’île Julia et les Britanniques, Graham Island, tous (avec également les Espagnols) revendiquant cette terre nouvellement émergée. L’affaire fut résolue en janvier 1832, l’île disparaissant…

 

Suite à l’activité de 2002, des plongeurs italiens prévoyants ont planté un drapeau sur le sommet submergé du volcan, au cas où… Pourtant, si une île devait à nouveau surgir, on peut légitimement penser que le drapeau pourrait ne pas résister bien longtemps…

 

[d’après l’hebdomadaire britannique New Scientist 2608, p. 45, 16 juin 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:33 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (14/08/07)
Un continent qui n’appartient à personne
--> Chronique n° 275 (astronomie & planète Terre)

L’Antarctique est un continent qui n’appartient à aucune nation car ce très vaste territoire glacé situé autour du Pôle Sud est notamment protégé par un traité entré en vigueur en 1961 : toute forme de revendication territoriale est gelée (sans jeu de mots !).

 

Par ailleurs, une petite partie de l’Antarctique (dans l’Ouest) n’a jamais fait l’objet d’une prétention territoriale : la Terre Marie Byrd (Marie Byrd Land, en anglais) dont la superficie est de 1,6 million de kilomètres carrés, soit environ un dixième de tout le continent.

 

C’est la seule terre au monde qu’aucun pays ne revendique !

 

[d’après :

- l’hebdomadaire britannique New Scientist2608, p. 45, 16 juin 2007

- le site Internet de la Commission européenne

- le site Internet du British Antarctic Survey

- le site Internet Transpol’air]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 01:59 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (17/07/07)
Bienvenue à Milkomeda !
--> Chronique n° 271 (astronomie & planète Terre)

La Voie lactée (= notre galaxie) et la galaxie voisine d’Andromède se rapprochent inexorablement l’une de l’autre, à environ 120 kilomètres par seconde.

 

D’ici environ 5 milliards d’années, elles devraient fusionner d’où ce terme anglophone de Milkomeda pour nommer le résultat de la fusion des deux galaxies (MILKy Way = Voie lactée, AndrOMEDA = Andromède).

 

Cette collision se produirait après une première rencontre rapprochée dans moins de 2 milliards d’années et une seconde rencontre rapprochée dans 3,5 milliards d’années.

 

Selon une simulation informatique réalisée par deux chercheurs du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (Cambridge, Massachusetts, USA), l’hypothèse la plus probable est que notre système solaire, qui se situe présentement en périphérie de la Voie lactée, devrait se retrouver davantage à l’extérieur après la collision entre les deux galaxies. Il existe pourtant une toute petite chance que notre étoile (= le Soleil) rejoigne la galaxie d’Andromède lors du second passage rapproché… Cela étant, il faudra aussi composer avec la probable fusion du trou noir central de chaque galaxie.

 

En effet, au centre de la Voie lactée se trouve un trou noir géant dont la masse équivaut à plus de 3 millions de fois celle de notre Soleil. Au cœur de la galaxie d’Andromède se situe également un trou noir géant dont on pense qu’il est 10 fois plus massif que celui de notre galaxie ! Qu’adviendra-t-il de ces 2 trous noirs lors de la collision entre les 2 galaxies ? Pour la plupart des astronomes, ils devraient également fusionner mais la nouvelle entité pourrait se déplacer une ou plusieurs fois jusqu’aux confins de Milkomeda (avant de revenir au centre) voire même la quitter…

 

La Voie lactée et la galaxie d’Andromède font partie d’un regroupement d’une quarantaine de galaxies dont elles constituent de loin les deux plus grosses.

 

[d’après :

- l’hebdomadaire britannique New Scientist2604, pp. 10-11, 19 mai 2007

- l’hebdomadaire britannique New Scientist 2606, pp. 34-37, 2 juin 2007]

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:00 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (13/02/07)
Yocto et yotta, couple de l’extrême !
--> Chronique n° 249 (astronomie & planète Terre)

Ces deux termes étranges sont tous les deux un préfixe qui, par définition, précède le nom d’une unité : par exemple une yoctoseconde ou un yottagramme…

 

Le yottagramme correspond à « 10 puissance 24 » grammes soit un « 1 » suivi de 24 zéros. Soit un million de milliards de milliards de grammes… Cela fait très très lourd, en définitive ! Ainsi, la masse de la Terre équivaut à 6 000 yottagrammes…

 

Le yoctogramme correspond à « 10 puissance -24 » grammes. Soit un millionième de milliardième de milliardième de gramme. Un yoctogramme équivaut à environ 60% de la masse d’un neutron…

 

Le terme « yocto » n’a pas été choisi au hasard même si ce mot aurait tout aussi bien pu laisser la place à un autre. Rappelons que yocto correspond à « 10 puissance -24 » et donc équivaut à « 1 000 puissance -8 »… Or « okto » signifie « 8 » en grec. Cependant, si « okto » avait été choisi, le symbole aurait été « o » et pouvait se confondre avec un zéro… De fait, un « y » a tout simplement été ajouté devant !

 

Le terme « yotta » est une variation du mot latin et italien signifiant « 8 », avec également et pour la même raison l’ajout de « y » devant…

 

A ce jour, il n’existe pas de préfixe officiel pour « 10 puissance 27 » et « 10 puissance -27 »…

 

(d’après l’hebdomadaire britannique New Scientist n° 2586, p. 52, 13 janvier 2007)

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:19 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (30/01/07)
En pleine ère glaciaire !
--> Chronique n° 247 (astronomie & planète Terre)

Au cours de l’histoire « récente » de la Terre, alternent ères glaciaires et ères interglaciaires.

 

Les ères glaciaires durent 10 à 30 millions d’années et se décomposent elles-mêmes en périodes glaciaires et périodes interglaciaires qui se succèdent.

 

L’alternance entre périodes glaciaires et périodes interglaciaires est liée aux variations de l’orbite de notre planète. Ce sont les autres planètes du système solaire (principalement Jupiter, Saturne et Vénus) qui sont responsables de ces variations.

 

Durant une ère interglaciaire, il n’y a pas de glaciers.

 

Nous vivons actuellement dans l’ère glaciaire du Cénozoïque et, plus précisément, dans la période interglaciaire de l’Holocène. Celle-ci a commencé il y a environ 12 000 ans et semble toucher à sa fin. Ainsi, en faisant bien sûr abstraction du réchauffement global du climat terrestre, une période glaciaire pointerait le bout de son nez (les précédentes périodes interglaciaires ont duré 10 000 à 15 000 ans).

 

Le maximum de la dernière période glaciaire s’est produit il y a 20 000 ans.

 

(d’après le trimestriel français Dossier Pour la science n° 54, pp. 16-20, janvier/mars 2007)

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:00 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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Mardi (02/01/07)
La frontière du système solaire
--> Chronique n° 243 (astronomie & planète Terre)

Cette première chronique de l’an 2007 vous emmène aux confins du système solaire, là où le Soleil n’a plus « d’influence matérielle »…

 

Cette frontière entre le système solaire et le milieu interstellaire se nomme héliopause. Le domaine d’influence matérielle du Soleil s’appelle héliosphère. Dans l’héliosphère, circule le vent solaire. C’est un vent de matière émis par le Soleil. Ce flot de gaz est éjecté en permanence par notre étoile.

 

Au-delà de l’héliopause, il y a un nuage de gaz interstellaire très peu dense. Le Soleil est en mouvement relatif par rapport à ce nuage. Notre étoile est, plus précisément, sur le bord de ce nuage de gaz qu’elle quittera dans moins de 2 000 ans… Ce mouvement du Soleil fait que l’héliosphère a une étrave (comme la proue [= l’avant] d’un navire) et une traînée.

 

Dans ce nuage circule le vent interstellaire. Il s’agit d’un flot de gaz interstellaire (ou galactique).

 

Avant l’héliopause existe une zone de transition comportant plusieurs régions et s’étendant sur plusieurs centaines de millions de kilomètres. Cette zone de transition commence à 94 fois la distance de la Terre au Soleil (soit 94 unités astronomiques [ua] soit 94 fois 149 600 000 kilomètres soit un peu plus de 14 milliards de kilomètres !).

 

Achevons ce voyage lointain en précisant deux choses. D’une part, une fraction de gaz galactique traverse l’héliopause. D’autre part, les sondes Voyager 1 et Voyager 2 (lancées en 1977) approchent de cette frontière. C’est en 2015 que Voyager 1 devrait l’atteindre et donc voyager ensuite dans le milieu galactique… si d’ici là rien de fâcheux n’arrive et si la NASA continue de financer ce programme…

 

(d’après le mensuel français Pour la science n° 350, pages 52-58, décembre 2006)

Ecrit par PierreSansLeLoup, a 00:01 dans la rubrique "Astronomie & planète Terre".
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