C’est l’Italie qui a demandé à la Suisse une modification de la frontière entre les deux pays et ce, dans trois secteurs des Alpes dominés chacun par un célèbre sommet situé sur la frontière : Cervin (= Matterhorn), mont Rose (= monte Rosa) et Piz Bernina.
La raison invoquée est la fonte partielle des glaciers (liée au réchauffement climatique), sachant que la ligne de faîte (= crête et donc ligne de partage des eaux) de ces glaciers sert parfois à délimiter la frontière entre les deux pays…
Ainsi, suite à la demande de l’Institut de géographie militaire de Florence (en Italie), l’agence fédérale de topographie Swisstopo a mis en place une commission d’experts suisses et italiens chargés de revoir le tracé de la frontière dans les zones litigieuses.
A l’issue de leurs travaux, un arrêté fédéral suisse officialisera la nouvelle frontière qui, en fait, ne subira que d’infimes modifications.
[D’après :
- La Tribune de Genève, 26 mars 2009 (merci à Thierry L.) et 15 mai 2009
- Le Temps, 2 avril 2009
- New Scientist, 28 mars 2009]
Fin février 2009 fut confirmée l’existence, à plus de 4 kilomètres sous le centre de la vaste calotte glaciaire de l’Antarctique oriental (totalisant plus de 10 millions de kilomètres carrés), d’une chaîne de montagnes à la taille comparable à celle des Alpes en Europe : au moins 800 kilomètres de long et jusqu’à 400 kilomètres de large (plus de 200 000 kilomètres carrés, en sachant que la France correspond à 544 000 kilomètres carrés).
Nommée Gamburtsev, en hommage à un sismologue soviétique (Grigoriy A. Gamburtsev), cette chaîne fut repérée en 1957 (dans le cadre de l’Année Géophysique Internationale 1957-1958) par une équipe de sismologues russes puis cartographiée très sommairement dans les années 1970.
La nouvelle étude cartographique –20 fois plus détaillée que la précédente- concernait 7 pays (Allemagne, Australie, Canada, Chine, Etats-Unis, Grande-Bretagne et Japon) et s’est déroulée sur le continent glacé de l’hémisphère sud en décembre 2008 et janvier 2009 dans le cadre de la 4ème Année Polaire Internationale (celle-ci a commencé en mars 2007 et s’achève en ce mois de mars 2009).
Les données émanant de deux avions équipés notamment d’un radar et des instruments sur le terrain ont permis d’en savoir beaucoup plus sur cette chaîne.
Ainsi, ces montagnes sous-glaciaires de l’Est Antarctique ressemblent aux Alpes : le relief est très prononcé, avec des vallées profondes parfois situées jusqu’à 1 000 mètres sous le niveau de la mer et des montagnes escarpées dont certaines atteignent 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
La présence de ces sommets et vallées laisse à penser que la calotte glaciaire a pu se former rapidement. Calotte dont l’apparition serait liée à la présence de ces montagnes.
L’étude des montagnes Gamburtsev continue alors que le mystère de la présence de telles hautes montagnes dans cette partie de l’Antarctique demeure…
[D’après :
- International Polar Year : site Internet (www.ipy.org)
- British Antarctic Survey : site Internet (www.antarctica.ac.uk)
- New Scientist, 25 février 2009
- The Guardian, 24 février 2009 : site Internet
- The Independent, 23 mai 2007]
Ce samedi 24 janvier 2009, une tempête exceptionnelle a touché le sud-ouest de la France, certaines rafales ayant dépassé 170 kilomètres par heure, pour la première fois, en certains endroits, depuis que les relevés météorologiques existent.
En plaine, les rafales ont atteint :
161 km/h à Bordeaux-Mérignac (Gironde) [144 km/h lors de l’exceptionnelle tempête de 1999],
172 km/h à Lège-Cap Ferret (Gironde) [173 km/h en 1999] et à Biscarrosse (Landes) [166 km/h en 1999],
184 km/h à Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) [140 km/h en 1999],
191 km/h au Cap Béar - Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).
Cette très violente tempête hivernale peut légitimement être comparée à la tempête exceptionnelle qui avait principalement concerné l’ouest et le sud de la France il y a un peu plus de 9 ans, le lundi 27 décembre 1999 et la nuit du 27 au 28 décembre.
A noter qu’une autre tempête exceptionnelle avait traversé le nord de la France le dimanche 26 décembre de la même année. Par ailleurs, les 15 et 16 octobre 1987, une très violente tempête avait notamment touché la Bretagne.
Dans le nord-est de la Suède, une espèce de scarabée (Chalcophora mariana) que l’on croyait disparue du pays, va bénéficier de l’aide d’hélicoptères !
En effet, ceux-ci vont permettre le transport d’une cinquantaine de troncs d’arbres brûlés !
En quoi les pins qui vont être acheminés sur place peuvent-ils être bénéfiques à ces insectes que l’on a de nouveau observés durant l’été 2007 dans cette région suédoise ?
Eh bien, c’est leur nourriture favorite que l’on va transporter par voie aérienne ! En effet, ces scarabées vivent dans les sous-bois composés de troncs d’arbres morts, surtout s’ils ont été victimes d’un incendie…
Des incendies mieux contrôlés avaient fait penser, à tort, que l’espèce ne peuplait plus le pays.
Le coût total de l’opération devrait être légèrement inférieur à 10 000 euros.
La Suède veut réduire de 30%, d’ici 2015, le nombre d’espèces en voie de disparition.
[D’après AFP, 27 novembre 2008]
Népenthès… Un genre qui regroupe des plantes carnivores qui s’avèrent plus sophistiquées qu’on pouvait le penser… Il en existe une centaine d’espèces. La plupart poussent dans les forêts humides du sud-est asiatique, le plus souvent sur des sols pauvres ou sur les arbres (sans les parasiter). De fait, l’ajout de minuscules ou petits animaux à leur menu est un complément alimentaire bienvenu…
Pour progresser dans nos connaissances de ces plantes étonnantes, il a fallu aller les étudier sur place, dans les forêts de Bornéo (île partagée entre l’Indonésie, la Fédération de Malaisie et Brunei).
Les népenthès attirent (et consomment) essentiellement des insectes (et notamment des fourmis) mais aussi des araignées, des scorpions, des mille-pattes et, occasionnellement, un escargot, une grenouille voire un rat !
Les extrémités de leurs feuilles (très modifiées et variables selon les espèces), forment des « urnes » qui n’ont pas simplement un peu la forme d’un vase étroit permettant ainsi de conserver l’eau de pluie qui s’accumule au fond, constituant un piège pour qui tomberait dedans. On savait déjà que le fond du piège contient aussi un fluide qui permet de digérer les proies qui y tombent mais on a découvert que ce n’était pas l’unique stratagème déployé par les népenthès…
L’entrée du piège végétal (le bord de l’urne, le « bord du vase » en quelque sorte) attire les proies via la production de nectar et possède un rebord prononcé. On notera par ailleurs que l’urne est surmontée d’un opercule (une sorte de « couvercle soulevé » qui produit aussi du nectar sur le côté inférieur). L’intérieur du piège possède 3 zones. La zone supérieure, proche de l’entrée, est lisse et recouverte (mais pas chez toutes les espèces ni chez tous les individus de certaines espèces), recouverte, disions-nous, de cristaux de cire, empêchant la moindre prise aux proies qui tenteraient de s’agripper aux parois. En dessous se situe une zone intermédiaire, normale. Enfin, le fond du piège contient le fluide digestif, la plante produisant à ce niveau des enzymes qui aident à décomposer les corps des victimes. Des bactéries présentes dans le fluide participent à la décomposition.
Le fluide de l’espèce Nepenthes rafflesiana a des propriétés qui le rendent particulièrement efficace pour piéger puis retenir les proies qui tombent dedans. C’est d’ailleurs le fait que les petits animaux qui arrivent dans le fluide paniquent et se débattent qui signe leur arrêt de mort. Et plus ils se débattent plus le piège liquide se révèle efficace. En paniquant, l’animal piégé se retrouve vite enduit de cette substance qui, sous l’effet des mouvements rapides, se transforme en une sorte de « gelée élastique » qui va empêcher la proie de s’échapper… Même très dilué par la pluie, le fluide conserve ses propriétés. Ce fluide visco-élastique serait présent chez de nombreuses espèces de népenthès.
La sophistication des espèces de népenthès ne s’arrête pas là… On s’est aperçu qu’il y avait un autre piège au rôle sans doute fondamental. Ainsi, chez l’espèce Nepenthes bicalcarata, après une averse, le rebord de l’entrée est extrêmement glissant car uniformément mouillé. Autant les insectes peuvent progresser sur ce rebord quand il est sec, autant ils ne peuvent que tomber à l’intérieur du piège végétal quand il devient humide. La texture même de cette bordure fait que l’eau forme un film sur toute la surface. Le piège de l’aquaplaning est ainsi effectif et radical. Presque toutes les espèces de népenthès possèdent un tel rebord glissant quand il est humide.
Une étude sur le terrain concernant Nepenthes rafflesiana a montré que, indépendamment du fait qu’il avait plu ou pas, le rebord du piège végétal était humide du début de soirée au début de matinée. La cause est double : une plus forte humidité de l’air nocturne mais aussi une production plus importante de nectar en soirée, ce dernier absorbant l’humidité de l’air…
On peut penser que d’autres stratagèmes visant à retenir les proies, restent à découvrir chez les népenthès.
[D’après New Scientist, pp. 34-37, 4 juin 2008]
Le massif du Jura culmine à 1720 mètres au Crêt de la Neige. L’information vous semble anodine ? Pourtant, jusqu’à il y a quelques années (et même parfois encore maintenant), le point culminant du massif différait selon les sources…
Ainsi, les deux « protagonistes » pouvant revendiquer le fait d’être le point culminant du massif du Jura étaient les suivants :
1) le Reculet, un sommet situé à 1718 mètres (1719 mètres selon des sources récentes) et sur lequel a été érigée une grande croix de métal en 1892.
2) le Crêt de la Neige, tout proche du Reculet (moins de 2 kilomètres à vol d’oiseau) et également situé dans le département de l’Ain (région Rhône-Alpes, dans le sud-est de la France) était à peine moins haut, culminant alors à 1717,6 mètres (sommet matérialisé par une borne).
En 2003, l’Institut géographique national officialise l’existence d’un nouveau sommet du Crêt de la Neige atteignant 1720 mètres ! Il est situé à environ 400 mètres au nord-est de l’ancien sommet du Crêt de la Neige. De fait, le point culminant du massif du Jura n’est plus le Reculet ou l’ancien sommet du Crêt de la Neige mais bien le nouveau sommet de ce dernier !
Notons qu’un autre « duel » concerne la paternité de la découverte du nouveau point culminant (1720 m) qui est revendiquée par deux personnes : Joël Tauzin et Jean-Emmanuel Sauverzac. Le premier a contacté l’IGN à ce sujet courant 2003. L’Institut a confirmé les données. Le second a réagit la même année et fait valoir que ses propres mesures (faites entre 1993 et 2000) avaient été envoyées à l’IGN. L’Institut a reconnu l’antériorité des mesures de Mr Sauverzac. Mr Tauzin a contre-attaqué en signalant qu’il avait, en vain, envoyé plusieurs lettres à l’IGN à ce sujet depuis les années 1970…
[d’après, notamment, l’IGN (Institut géographique national), le site www.geoportail.fr, le site www.lexpress.ch (hebdomadaire suisse ; article du 2 août 2007), le site www.bienpublic.com (quotidien de Côte-d’Or, en Bourgogne ; article du 9 janvier 2004)]
Mardi 26 août 2008, la Fédération de Russie a reconnu l’indépendance de deux territoires séparatistes de Géorgie : l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Voici quelques éléments de comparaison pour mieux cerner la réalité… géographique.
Ancienne république de l’ex-URSS, la Géorgie est devenue indépendante en 1991. C'est un Etat du Caucase, montagneux au nord et au sud, entouré -dans le sens des aiguilles d’une montre et en partant du nord- par la Fédération de Russie (dont la république d’Ossétie du Nord [officiellement : république d’Ossétie-Alanie] et la république de Tchétchénie [officiellement : république de Tchétchénie-Itchkérie]), l’Azerbaïdjan, l’Arménie (au sud), la Turquie (également au sud) et la mer Noire (à l’ouest).
La superficie de la Géorgie (incluant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud) est légèrement inférieure à celle que l’on obtient si l’on additionne la superficie des deux régions françaises que sont Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.
L’Abkhazie est une république autonome séparatiste de Géorgie située au bord de la mer Noire, dans le nord-ouest de l’Etat géorgien, au sud de la frontière russe. Sa superficie est un peu supérieure à deux fois celle du département français des Pyrénées-Orientales.
L’Ossétie du Sud est une ancienne région autonome (jusqu'en 1990) séparatiste de Géorgie située dans le nord de l’Etat géorgien et jouxtant l’Ossétie du Nord, qui est une république de la Fédération de Russie. Sa superficie est légèrement inférieure à celle du département français des Pyrénées-Orientales.
L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud représentent 18% du territoire géorgien. Pour la France, 18% du territoire équivaut presque à l’addition de la superficie de l’Aquitaine, de Midi-Pyrénées et du Limousin ou encore à un peu plus de trois fois la superficie cumulée de l’Alsace et de la Lorraine…
La Géorgie (incluant les deux territoires séparatistes) est deux fois moins peuplée que l’Île-de-France.
Le club des planètes naines du système solaire (et par la même occasion des plutoïdes) s’agrandit !
Le 19 juillet 2008, l’Union Astronomique Internationale a donné un nom définitif au corps céleste 2005 FY9 qui s’appelle désormais Makemake (le terme est un emprunt à la mythologie polynésienne et plus précisément à celle de l’île de Pâques [dans le Pacifique sud] : il s’agit du créateur de l’humanité et du dieu de la fertilité).
Située au-delà de l’orbite de la planète Neptune (la planète la plus éloignée du Soleil) et dans la ceinture de Kuiper, Makemake a été découverte en 2005, comme le laissait deviner son appellation provisoire. La découverte est à mettre à l’actif d’une équipe dirigée par Mike Brown, de l’Institut de technologie de Californie (Caltech).
A ce jour, les planètes naines de notre système sont au nombre de 4 : Pluton, Eris, Cérès et donc Makemake. Les plutoïdes sont 3 : Pluton, Eris et Makemake.
De couleur rouge et la surface possiblement recouverte d’une couche de méthane gelé, Makemake a un diamètre qui équivaut probablement à environ les deux tiers de celui de l’ex 9e planète, à savoir Pluton.
[D’après : Reuters, International Astronomical Union]
Quand on parle d’arachnides, on pense généralement aux araignées… Certes, celles-ci appartiennent à la classe des arachnides (Arachnida) mais cette classe ne comprend pas que les araignées !
Le point commun de toutes les espèces appartenant à la classe des arachnides, c’est que les individus adultes possèdent 4 paires de pattes soit 8 pattes. Profitons-en pour préciser que les arachnides ne sont pas des insectes (lesquels, adultes, possèdent seulement 3 paires de pattes).
12 ordres composent cette classe. Parmi ceux-ci, les plus connus sont l’ordre des aranéides (Araneae = les araignées, tisseuses de toiles ou chasseuses), celui des Opiliones (= les opilions ou faucheux/faucheurs, aux pattes fines souvent longues à très longues, qui ressemblent à des araignées), l’ordre des Acari (= les acariens, dont les tiques et les aoûtats, ces derniers nommant les larves du trombidion -Trombidium autumnalis), l’ordre des Scorpiones (= les scorpions, aux mœurs nocturnes), celui des Pseudoscorpiones (= les pseudoscorpions, qui ressemblent à de très petits voire minuscules scorpions sans queue).
Il va sans dire que les espèces appartenant à la classe des arachnides ne suscitent généralement qu’effroi et/ou dégoût…
[D’après notamment :
- Insectes et araignées, Larousse Nature en poche, George C. McGavin, Larousse, 2006
- Insectes de France et d’Europe occidentale, Michael Chinery, Flammarion, Paris, 2005]
Il y a près de 2 ans, fin août 2006, Pluton perdait son statut de planète, devenant une « planète naine »… Ainsi en avait décidé l’Union Astronomique Internationale. Il y avait donc dorénavant 8 planètes et 3 planètes naines (l’ex 9e planète Pluton, l’ex « 10e planète » Eris et l’ex gros astéroïde Cérès qui est situé entre Mars et Jupiter).
La planète naine Pluton était en outre désormais considérée comme la référence d’une nouvelle sous catégorie d’objets célestes regroupant « les planètes naines situées au-delà de Neptune » (la planète la plus éloignée du Soleil), c’est-à-dire, à ce jour : Pluton et Eris.
L’Union Astronomique Internationale vient maintenant de donner un nom officiel à cette nouvelle famille : plutoïdes. Elle précise que les satellites des plutoïdes ne sont pas des plutoïdes…
[D’après : AFP, The Associated Press, site de l’International Astronomical Union]
