Les températures minimales et maximales peuvent parfois se produire à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. L’hiver, la température maximale pourra se produire la nuit si une perturbation (c’est-à-dire un passage pluvieux) arrive en cours de nuit. La raison est facile à comprendre : la perturbation étant alimentée en air chaud, son passage signifie –en hiver- l’arrivée progressive d’une véritable bouffée de chaleur, responsable de la hausse significative de la température, de nuit comme de jour. Notons toutefois que toutes les perturbations ne sont pas accompagnées d’un tel réchauffement.
En hiver ou au printemps, la température pourra commencer à baisser bien avant le début ou le milieu de l’après-midi si un ciel de traîne –succédant au corps pluvieux d’une perturbation et donnant lieu à une alternance d’averses et d’éclaircies- si une traîne, donc, bien alimentée en air froid, s’installe en cours de matinée. En effet, l’air froid, lié au ciel de traîne et amené par un vent plus ou moins soutenu, succède toujours à l’air nettement plus doux qui accompagne les pluies, et les moments ensoleillés (lors des éclaircies) ne suffisent pas à empêcher la baisse de la température.
Enfin, l’hiver, avec des conditions généralement anticycloniques (ciel clair ou brouillard ou nuages bas), la température de l’air se mettra à baisser rapidement bien avant le début de l’après-midi si, suite à un brusque changement de direction du vent, arrive en début de journée une masse d’air nettement plus froid.
