Pour qu’il y ait formation de brouillard, le vent ne doit pas être nul, ni modéré ou assez fort. Il doit être faible. Si le vent est nul, le refroidissement nocturne ne se propage pour ainsi dire pas au-delà du sol : le brouillard ne peut donc pas se former.
Si le vent est modéré ou assez fort, l’absence de brouillard n’est pas due au fait que le vent le dissipe au fur et à mesure de sa formation, mais au fait qu’il ne se forme tout simplement pas, car le refroidissement nocturne de l’air est diffusé –grâce au vent- dans une masse d’air trop grande et, de ce fait, la température de cette masse d’air ne s’abaisse pas assez pour que le brouillard puisse se former.
Bref, l’air de plus en plus refroidi des couches d’air proches du sol, à cause du rayonnement nocturne (le sol perdant la chaleur accumulée en journée), cet air froid, donc, est constamment mélangé à de l’air moins froid situé un peu au-dessus. Il n’y a donc pas formation d’une inversion thermique, c’est-à-dire une couche d’air froid surmontée d’une couche d’air plus doux, préalable à la formation du brouillard…
(d’après le Guide de l’observateur météorologiste auxiliaire, Ministère des transports, Direction de la météorologie, Paris, juin 1983.)
