Les records météorologiques sont souvent perçus comme la preuve qu’ « il n’y a plus de saisons »… Pourtant, que les records « pleuvent » à chaque saison est normal et ceci pour deux raisons principales. La première raison, c’est que, dans la zone tempérée, le temps qu’il fait peut –pour une même période de l’année- varier très fortement d’une année à l’autre. La seconde raison est la principale. Les données météorologiques quotidiennes ne sont collectées dans les stations météo que depuis –le plus souvent- une petite soixantaine d’années, ce qui est fort peu en climatologie. Même une série de données quotidiennes sur un siècle ou un peu plus n’est pas grand-chose. Ainsi, en météo, un record vieux de cent ans qui « tombe » est exceptionnel mais pas anormal, même s’il s’éloigne considérablement des fameuses normales saisonnières qui ne sont, finalement, que des moyennes bien peu représentatives des types de temps habituellement subis. En fait, l’homme collecte les données météo quotidiennes depuis trop peu de temps pour qu’il n’y ait pas régulièrement des records battus…
Plus globalement, s’il est un domaine où l’homme n’a pas une mémoire très correcte des choses, c’est bien celui de la météo ; et souvent, telle période de froidure ou de chaleur précoce ou tardive ou de grande pluviosité, parfois surexploitée médiatiquement, s’est déjà produite quelques années auparavant… Pour autant, il y a ce réchauffement global du climat qui se cache, probablement déjà, et se cachera de plus en plus derrière certains records…
ATTENTION ! Suite à un problème non identifié, la chronique n° 76 du mardi 2 décembre 2003 a dû être republiée vendredi 5 décembre 2003 et se trouve à la suite de la chronique n° 77 que vous venez de lire...
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